En 2004, la municipalité de Notre-Dame-du-Laus amorçait le projet de mise en valeur de la Montagne du Diable de Notre-Dame-du-Laus et soutenait, dans cette optique, la création de la Corporation du Parc du Poisson Blanc. La mission de l’organisme allait consister à voir au développement et à la gestion intégrée de la mise en valeur des ressources récréotouristiques de Notre-Dame-du-Laus.
Au printemps 2005, la Corporation réalisait une étude de l’offre touristique de la municipalité de même qu’un sondage auprès des entreprises locales pour connaître les activités récréotouristiques qu’elles souhaiteraient voir se développer. Constatant une préoccupation locale généralisée face à la détérioration des écosystèmes du Réservoir du Poisson Blanc, une deuxième étude dressant un état des lieux du Réservoir fut réalisée durant l’été 2005.
Toujours en 2005, compte-tenu de la volonté manifeste du milieu de prendre en charge à la fois le développement de la Montagne du Diable et la problématique du camping anarchique sur les îles du Réservoir, la MRC d’Antoine-Labelle acheminait une demande au Ministère des Affaires municipales et des Régions pour la création d’un parc régional à Notre-Dame-du-Laus. En plus de la Montagne du Diable, le territoire du parc régional se voulait également constitué des îles de tenure publique situées sur le Réservoir du Poisson Blanc (Résolution MRC-CA 9967-03-06). La MRC accepta le dépôt d’un plan de travail visant à conceptualiser le projet. À cette période, la planification du projet et l’articulation de ses différentes composantes occupaient une place prépondérante comme projet de développement touristique des Hautes-Laurentides.
La création d’un parc régional fut la solution stratégique retenue pour faciliter une gestion harmonieuse des différentes activités et de leurs besoins respectifs sur le territoire convoité. Le Projet pilote Amélia vint confirmer cette nécessité par ses activités de caractérisation et de nettoyage qui extirpèrent, en 2006 et 2007, pas moins de 2 tonnes de déchets des 35 sites prioritaires ciblés par la phase préliminaire du projet. Cette urgence d’agir motiva la Corporation du Parc du Poisson Blanc à procéder au dépôt du plan d’aménagement et de gestion du Parc régional du Poisson Blanc en juin 2007 après une consultation publique tenue auparavant en février.
Accepté par le Conseil régional des élus d’Antoine-Labelle (Résolution MRC-CC-8518-06-07), ce plan fut transmis et signé par le ministre des Ressources Naturelles et de la Faune, l'honorable Claude Béchard, la ministre des Affaires Municipales et des Régions, Madame Nathalie Normandeau et la ministre du Développement Durable de l’Environnement et des Parcs, Madame Line Beauchamp.
Tous furent d’accord pour souligner l’importance de ce territoire. Les ministres reconnaissèrent ainsi l’expertise de la MRC d’Antoine-Labelle et de la Corporation du Parc du Poisson Blanc dans la gestion du développement et de la protection de ce territoire. Diverses ententes suivront ensuite pour baliser les activités et la gestion du parc. Ces ententes interpelleront la MRC, la municipalité de Notre-Dame-du-Laus, les ministères concernés et la Corporation du Parc du Poisson Blanc, gestionnaire principal du projet. Pour de plus amples renseignements, contactez-nous.



